top of page
SANDRA_Visuels site web.png

Comment gérer ses émotions au travail en 5 étapes

il y a 6 jours
3 min de lecture

Au travail, on essaie souvent de rester professionnel, de mesurer ses paroles et de contenir ce que l’on ressent. Pourtant, nos émotions ne disparaissent pas lorsque nous passons la porte du bureau. Elles nous accompagnent partout — dans notre vie professionnelle comme dans notre vie personnelle.


Alors, comment gérer ses émotions au travail sans les fuir ni exploser plus tard avec les personnes qui n’ont rien demandé ? Voici une méthode concrète en cinq étapes pour identifier, accueillir et traverser ce qui se passe en toi.


Gérer ses émotions au travail ne signifie pas les cacher


Parler de gestion des émotions au travail peut sembler étrange. Nous restons la même personne avec notre employeur, nos collègues, nos clients, notre famille ou nos amis. Notre manière de vivre une émotion ne change pas radicalement selon le décor.


Ce qui change au travail, c’est surtout ce que nous nous autorisons à montrer. Nous modérons davantage nos réactions et nous essayons de dissimuler les parties les moins présentables de notre personnalité. Mais contenir trop longtemps une émotion ne la fait pas forcément disparaître. On risque simplement de la laisser ressortir ailleurs.


L’objectif n’est donc pas de partir en vrille ni de tout exprimer sans filtre. Il s’agit de prendre un court moment pour revenir à soi et fluidifier la charge émotionnelle avant d’analyser ce qui s’est passé.


Les 5 étapes pour gérer ses émotions au travail


  1. Nommer l’émotion ressentie.

  2. S’autoriser à l’accueillir et à la ressentir.

  3. Reconnaître verbalement ce qui se passe en soi.

  4. Respirer et laisser le corps relâcher la charge émotionnelle.

  5. Analyser l’élément déclencheur une fois le calme revenu.


1. Nommer précisément l’émotion


Lorsque tu sens une perturbation émotionnelle, commence par te mettre à l’écoute de ce que tu ressens. Est-ce de la colère, de la tristesse, de la peur ou autre chose ?


Observe aussi ton corps. Où sont les tensions, les crispations ou le nœud ? N’essaie pas immédiatement de fuir la sensation. Prends simplement le temps de l’identifier pour pouvoir mettre un mot dessus.


2. Accueillir l’émotion au lieu de la fuir


Notre premier réflexe est souvent d’éviter ce qui est désagréable. Ici, l’exercice consiste au contraire à t’autoriser, pendant un court instant, à fusionner avec l’émotion : l’accueillir totalement et la ressentir dans ton corps.


Cela ne signifie pas laisser l’émotion dicter tous tes gestes. Tu peux reconnaître « je suis triste » ou « je suis en colère » sans agir sous son impulsion. Tu cesses simplement de fuir cette partie de toi.


3. Verbaliser et accepter ce que tu ressens


La troisième étape consiste à te dire clairement ce qui se passe : « Là, je ressens de la colère » ou « Je suis triste, et c’est OK de ressentir cela ».


Cette verbalisation permet de conscientiser l’émotion et de revenir à toi. C’est aussi une manière de prendre la responsabilité de ton ressenti, sans le nier et sans le déposer immédiatement sur quelqu’un d’autre.


4. Respirer et laisser le corps relâcher la charge


Inspire lentement par le nez, puis expire rapidement et fortement par la bouche. Porte ton attention sur les zones de tension et observe ce qui se dénoue.


Si le nœud émotionnel reste présent, tu peux reprendre le cycle plusieurs fois : nommer, accueillir, verbaliser, puis respirer. Lorsque l’émotion passe, tu peux percevoir un relâchement dans le corps.


Ton corps peut aussi avoir besoin de mouvement. Si le contexte te le permet, marche quelques instants ou laisse-le effectuer quelques mouvements libres pour sortir la charge émotionnelle.


5. Analyser le déclencheur une fois revenu au calme


L’analyse vient à la fin, lorsque tu es revenu à un état émotionnel plus neutre. Demande-toi ce que tu étais en train de faire au moment où l’émotion est apparue, quelles pensées étaient présentes et quel élément a joué le rôle de déclencheur.


Tu peux noter cette météo émotionnelle pour repérer progressivement ce qui revient. Cette observation t’aidera à mieux comprendre tes automatismes émotionnels, au travail comme dans les autres espaces de ta vie.


Que faire lorsque l’émotion est trop forte au travail ?


Tu n’as pas besoin de résoudre toute la situation sur-le-champ. Commence par t’accorder le temps nécessaire pour reconnaître ce qui se passe dans ton corps. Si une seule respiration ne suffit pas, reprends simplement les étapes jusqu’à sentir que la charge a diminué.


La gestion émotionnelle n’est pas réservée au travail. Plus tu apprends à écouter ce qui se passe en toi dans toutes les situations, moins tu as besoin de donner l’illusion que tout va bien jusqu’au moment où la pression déborde.


À retenir


Gérer ses émotions au travail ne consiste pas à les supprimer. Il s’agit de les identifier, de les accueillir, de les reconnaître, de laisser le corps relâcher la charge, puis de comprendre leur déclencheur.


Si tu veux poursuivre ce travail d’observation, récupère le Patch Anxiété Zéro ici ➡️ https://www.s-konsult.com/patch-anxiete-zero


Et n’oublie pas : quoi que tu traverses, tu n’es pas seul.

Commentaires


bottom of page